Le seul endroit où l'arabica et le cacao se supportent enfin.
Chocafé est né d'un constat simple, formulé un mardi soir à 23h autour d'une tablette entamée : le café et le cacao sont juste bons, tous les deux, et il n'y avait aucune raison sérieuse de choisir. Deux plaisirs, pourquoi s'en priver d'un ?
Ici, un seul comptoir accueille le torréfacteur et la chocolaterie, contraints à la cohabitation. Les grains sont choisis en binôme, cru par cru, pour que chaque boisson puisse pencher côté café, côté chocolat, ou refuser catégoriquement de choisir.
Pas de compromis bâclé : deux métiers, pratiqués avec la même exigence maniaque, sous le même toit, souvent dans la même phrase.
Lots micro-torréfiés chaque semaine, en petites quantités, pour préserver les notes fruitées et l'ego du torréfacteur.
Fèves de cacao trinitario, conchées sur place, transformées en tablettes, boissons et excuses pour ne pas faire de sport.
Seule à connaître la vraie recette du Signature. Interrogée à coups de carrés de chocolat noir 90%, elle a tenu bon.
Ne se souvient jamais du trajet jusqu'ici. Reconnaît les origines de café à l'odeur, les jours de la semaine beaucoup moins.
Pour elle, le Mocha Marbré est un Scorpion ascendant Cortado. On a arrêté de lui demander pourquoi.
Vote systématiquement chocolat, refuse tout café. La démocratie interne a été suspendue jusqu'à nouvel ordre.
"Mon dentiste ne me recommande pas cet endroit. C'est plutôt bon signe, non ?"
"Venue pour le café, repartie accro au chocolat. Ma carte bancaire n'a pas suivi le rythme."
"J'ai mis le curseur à 100% chocolat et le serveur m'a fait un clin d'œil complice. Je me suis senti vu."
"Moins cher que ma thérapie, presque aussi efficace, et il y a un chat."
D'un côté, le torréfacteur tourne chaque matin dès 7h, sourd à toute conversation avant son propre café. De l'autre, la plonge à chocolat conche et tempère à vue, sans jamais lever les yeux. Entre les deux, le bar où les deux mondes finissent toujours par se mélanger, tasse après tasse.
28 places assises, une grande table d'hôte en chêne brûlé qui a connu plus de premiers rendez-vous que nous n'osons l'admettre, et une vitrine commune pour les grains de café et les fèves de cacao du moment.
Oui, absolument. On vous servira avec le sourire, et une très légère déception dans le regard.
On aimerait dire que c'est venu en une nuit d'inspiration. En vrai, on a passé trois semaines sur un tableur. "Chococafé" a perdu au dernier tour, de justesse.
Oui. On l'appelle "le chocolat chaud".
Seulement si vous commandez du 100% chocolat sans lui en proposer une goutte. Sinon, il est parfaitement pacifique.
Techniquement oui. Émotionnellement, on préférerait que vous restiez boire quelque chose.